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«Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés»

Date: 5 mai 2018

«Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés», c’est ce que dit Jésus à ses disciples dans l’Évangile de ce dimanche (Jn 15, 9-17). On retrouve des paroles semblables dans l’Évangile de Saint Matthieu (22,34-40) lorsqu’un maître de la Loi demande à Jésus quel est le plus grand commandement dans la Loi et que Jésus répond « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements.» Jésus demande donc à ses disciples que l’amour du prochain soit la base sur laquelle sera bâtie leur relation avec les autres hommes ou femmes comme il a été la base de la relation entre Lui et ses disciples.

Cet amour nous apparait comme une réaction en chaîne : le Père aime le Fils, qui aime ses disciples, qui à leur tour aiment le Père et doivent transmettre cet amour autour d’eux. Cet amour est respectueux de la liberté de l’autre. Tout homme ou femme qui le reçoit reste libre de ses choix et peut l’accepter ou le refuser. Cet amour doit être porteur de joie (« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite ») et être porteur de fruit (« afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure»).

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus résume donc de façon très claire et très simple, par cet amour qu’il commande à ses disciples de transmettre, le message essentiel qu’il est venu nous apporter. Comme Il le dit lui-même, tous les autres enseignements dépendent de cet amour. En conséquence, si nous l’oublions dans notre relation avec l’autre, c’est comme si nous bâtissions sur du sable car nous oublions l’essentiel.

Pour Jésus, la bonté était plus forte que le mal. Alors, jusqu’au bout il va aimer, malgré les crachats au visage, la couronne d’épines, l’abandon de ses amis car « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Jusqu’au bout il fait confiance à son Père et son amour a été si grand qu’il a vaincu la mort.

En ce temps Pascal, nous sommes donc plus que jamais appelés à ne pas l’oublier, à garder confiance en Lui, à faire preuve de générosité, d’audace et de sérénité pour que cet amour respectueux de l’autre rayonne autour de nous et soit porteur de joie et de fruits.

Bon temps Pascal !

Jacques Fertil, diacre permanent

La feuille de secteur n°885 2018-05-06