Travaillons avec reconnaissance et joie à la vigne du Seigneur

Les ouvriers de la première heure sont atteints d’une maladie à la fois très grave (l’un des 7 péchés capitaux) et très commune : la jalousie. Ils estiment
que le maître de la vigne est injuste car il a donné aux ouvriers de la dernière heure autant qu’à eux. En réalité, le maître n’est pas injuste (il ne donne à
personne moins que ce qui était prévu) mais il est généreux. Il donne à chacun une pièce d’argent, la somme qui permettait à l’époque de faire vivre une
famille pendant une journée. Il donne de quoi vivre… il donne la vie… il donne Sa vie. Si le Seigneur donne autant à tous, c’est qu’Il se donne Lui-même, tout
entier, à chacun. Et pour le recevoir, il nous suffit de travailler à sa vigne, en nous unissant au Christ qui a dit : « Moi je suis la vigne, et vous les sarments »
(Jn 15,5).
Cet évangile nous pose 3 questions :
1. Comment travaillons-nous à la vigne du Seigneur ? Quel service rendons-nous à l’Église, et en particulier à notre paroisse ?
2. Y travaillons-nous avec reconnaissance et joie, ou en jalousant ceux qui n’y font rien ?
3. Sommes-nous attentifs à appeler autour de nous ceux qui n’ont pas de travail dans l’Église, soit parce qu’ils ne savent pas comment ils pourraient y rendre service, soit parce qu’ils ont peur de s’en approcher ? Certes, c’est le rôle du curé de donner des missions dans la paroisse, mais il a besoin des fidèles pour le sensibiliser aux talents et charismes que certains possèdent.

Cette année, travaillons avec reconnaissance à la vigne du Seigneur, en étant attentifs les uns aux autres afin que chacun trouve sa place dans nos
paroisses. C’est ainsi que nous produirons un vin savoureux, symbole de joie.

Ne craignez pas

« Ne craignez pas ! », c’est ce que nous dit Jésus à trois reprises dans l’Evangile de ce dimanche (Mt 10, 26-33). Il nous dit en particulier « Ne craignez pas les hommes », car il sait que les hommes sont loin d’être toujours bienveillants entre eux comme Jérémie en faisait le constat lorsqu’il écrivait «  tous mes amis guettent mes faux pas » (Jr 20, 10-13).  Il en résulte que, par peur de la réaction des autres, nous pouvons être tentés de faire nos choix, plus en fonction du regard de notre entourage qu’en fonction de nos propres convictions. Cette crainte d’éventuelles réactions d’hostilité, ou tout simplement de moqueries, peut nous paralyser. Les textes de ce dimanche nous invitent à nous affranchir de cette peur en Lui faisant confiance et en privilégiant Sa parole à celle des autres hommes dans nos prises de décision pour agir et exprimer pleinement ce que nous sommes.
Ce mois de juin est un mois d’examens pour beaucoup de jeunes et les textes peuvent également nous amener à nous interroger sur notre capacité à être bienveillants entre nous. Cette période peut être propice au doute et rendre particulièrement sensible au regard porté sur soi par les autres, en particulier à l’annonce des résultats. En cas de succès, la question ne se pose pas trop. Mais en cas d’échec, donnons-nous l’impression d’avoir « guetté les faux pas » comme les « amis » de  Jérémie (1ère lecture) ou apportons-nous des paroles de réconfort ? Jugeons-nous de façon négative en imposant nos propres critères ou accompagnons-nous de façon constructive pour que le jeune trouve sa voie ? L’Evangile nous rappelle que nous avons tous des talents que nous sommes appelés à développer (Mt 25, 14-30). Pour accompagner les jeunes de façon bienveillante dans cette période importante de leur vie, nous avons mis en place, au niveau du secteur, un réseau de parrainage entre des jeunes et des personnes professionnellement expérimentées (les « parrains/marraines »). De nouveaux jeunes allant bientôt être à la recherche d’un premier emploi ou d’un stage, je profite de cet édito pour inviter les personnes qui seraient intéressées par cette démarche à nous rejoindre.
L’Evangile de ce dimanche nous invite à annoncer sans crainte la Bonne Nouvelle et par conséquent à nous réjouir des moments heureux qui marquent le sacerdoce de ceux qui consacrent leur vie à cette mission. Pour terminer cet édito, je relèverai 2 événements marquants à ce titre : les remerciements au Père Serge pour les années passées avec nous (24 juin à St Jean XXIII) et le Jubilé de sacerdoce du Père François (2 juillet à St Germain).
Merci et félicitations à eux et beaucoup de bonheur pour la suite de leur sacerdoce !

Bonne semaine à toutes et à tous !   

Nous avons tous part à un seul pain.

Après l’Esprit Saint à Pentecôte, la Sainte Trinité dimanche dernier, nous fêtons aujourd’hui la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Et aujourd’hui dans les quatre paroisses de Fontenay, de nombreux enfants du catéchisme vont communier pour la première fois au corps du Christ.

L’Eucharistie, « source et sommet de toute la vie chrétienne » (Vatican II, Lumen gentium, 11), nous rassemble pour rendre grâce du don de Dieu, don de son Fils, descendu du ciel pour nous sauver. Jésus, dans l’Évangile de Jean nous le dit : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » (Jn 6, 51) Communiant au corps du Christ, nous nous fortifions, nous mettons nos pas dans ceux de Jésus, nous nous mettons à l’écoute de sa Parole car « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. » (Dt 8, 3)

Lors de nos eucharisties, nous faisons mémoire du Christ comme il nous l’a demandé lors de son dernier repas : « Faites cela en mémoire de moi. » (Lc 22, 19) Et nous le faisons ensemble, Peuple de Dieu ; chacun venant avec sa vie, ses joies et ses tristesses, pour rencontrer le Christ et rendre grâce avec toute la communauté.

Mais, comme nous le rappelle l’apôtre Paul : « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. » (1Co 10, 17) Lors de nos eucharisties, par notre présence active et priante, renouvelés et fortifiés par le Corps du Christ, nous sommes, chacun de nous et ensemble, signe de « l’unité du peuple de Dieu que ce grand sacrement [l’Eucharistie] signifie en perfection et réalise admirablement. » (Vatican II, Lumen gentium, 11)

Oui, le pain et le vin de l’Eucharistie, Corps et Sang du Christ présent parmi nous, partagés et consommés, nous fortifient et nous constituent Peuple de Dieu, Église, elle-même Corps du Christ. Sachons ensemble être unis au sein du peuple de Dieu, pour être présents au monde et à nos frères.

 

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