Il vous donnera un autre Défenseur

À mesure que nous approchons de la Pentecôte, la troisième Personne de la Trinité prend une place de plus en plus importante dans la Parole de Dieu. Ce dimanche, Jésus lui donne deux noms : le Défenseur, et l’Esprit de vérité. C’est par la force de la vérité que l’Esprit Saint nous défend contre le mal. Celui-ci peut prendre trois formes différentes, que la Tradition a clairement distinguées : le diable, la chair, et le monde. Voyons comment l’Esprit nous protège de chacun d’eux.

Premièrement, l’Esprit nous défend face à Satan (l’adversaire). Parmi ses noms divers, il y a le diable (celui qui divise), mais aussi l’accusateur (cf Ac 12,10) Satan cherche sans cesse à nous culpabiliser, à nous faire éprouver du remords, afin de nous désespérer du pardon de Dieu. L’Esprit, au contraire, nous console. S’il nous éclaire sur nos péchés, ce n’est pas pour nous écraser, c’est au contraire pour nous en libérer à travers le pardon de Dieu, librement demandé et reçu.

Deuxièmement, l’Esprit nous défend face à la chair. Ce terme ne signifie pas le corps, qui est bon parce que créé par Dieu, mais toutes les tendances égoïstes qui nous éloignent du Seigneur (cf la liste de Ga 5,19‑21) Celui qui se laisse conduire par elles est leur esclave (cf Ga 5,17) Mais « voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. » (Ga 5,22‑23) Quel fruit savoureux, à la fois pour celui qui le porte et pour ceux qui l’entourent !

Troisièmement, l’Esprit nous défend face au monde. Avant d’envoyer ses disciples en mission, Jésus leur dit : « on portera la main sur vous et l’on vous persécutera […] Je vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. » (Lc 21,12.15) C’est l’Esprit Saint qui nous donne le langage et la sagesse du Christ, nous défendant ainsi des accusateurs.

Alors, comment bénéficier de l’aide de l’Esprit, le meilleur des généraux dans le combat spirituel ? Jésus nous répond clairement : c’est en gardant ses commandements. « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous ». Seigneur, que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel !


                                                                                                                                      

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À contre-courant

Quelque part, dans une rue de Fontenay-sous-Bois,

- Madame Ledoux, vous avez vu les résultats de dimanche dernier ?

- Oh, docteur Delaplace, ne m’en parlez pas. Ça a mis la pagaille dans ma famille : rendez-vous compte : j’ai un petit-fils qui est militant « d’En Marche » qui traite son cousin de Nœuds-Lez-Mines de fachiste parce qu’il a soutenu Madame LE PEN, alors que leur cousine Myriam est, quant à elle, une Mélechoniste passionnée. Les parents de cette dernière, Pierre et sa femme Sabine sont des sympathisants de Benoît HAMON. Le frère de Sabine, mon dernier, Albert était pour François FILLON. Dire qu’on va se retrouver samedi pour la confirmation de son aîné, Sébastien.

- Vous craignez une dispute autour des petits fours ?

- Oui, docteur, sans compter que la jeune génération, - j’entends par là, celle des parents et des petits enfants – n’arrête pas de s’envoyer des mails et des messages sur les réseaux sociaux pour célébrer la victoire de la République ou pour prédire l’effondrement de la Démocratie. C’est terrible, d’autant plus que si je souris à l’un plutôt qu’à l’autre, ils vont croire que je prends parti. Les jeunes sont tellement sensibles aujourd’hui. De mon temps, c’était plus simple, on ne choisissait pas un candidat comme un yaourt. Une fois qu’il était élu, on se mordait parfois les doigts, mais on rentrait dans le rang. Faut pas oublier qu’on choisit des Gouvernants et qu’on est bien obligé de s’y faire. Tout ce petit monde oublie que la démocratie, c’est point de se choisir celui qui nous obéira, mais bien celui avec qui on devra faire. Vous en pensez quoi, vous ?

- Oh moi, madame Ledoux, j’en pense qu’il ne faut pas confondre le Président de la République avec le Messie. Je suis républicain dans ma tête, mais un peu royaliste dans mon cœur. Je m’explique : pour le bien commun, les affaires du pays ou de l’Europe, je vote pour les gouvernants que la Providence essaie de nous donner. Parfois ils me plaisent, parfois non. Pour le salut, je préfère m’en remettre au Christ. C’est la fameuse histoire du rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

- C’est vrai que vous et votre dame, vous allez à la messe tous les dimanches. C’est pas trop dur d’avoir deux patrons comme çà ?

- Pas du tout. Cela m’évite de confondre les niveaux : M. Macron est, jusqu’à preuve du contraire, notre président. Je prie le ciel de l’inspirer dans le bon sens. Mais, son rôle est limité. Ce n’est pas mon sauveur. C’est ce que dit le Nouveau Testament.

- Et qu’est-ce que je vais leur dire samedi ?

- Madame Ledoux, vous leur direz ce que vous pensez. S’ils ne sont pas d’accord avec vous, vous aurez encore une carte dans votre manche. Ce n’est pas en MELENCHON, en LE PEN, en FILLON, en MACRON, ou en HAMON, ou en quelqu’un d’autre que vous les aimez et priez pour eux, mais en Jésus Christ. S’ils ne le comprennent pas et essaient de vous faire pression pour que vous preniez leur parti en opposition aux autres, le problème n’est pas de votre côté, mais du leur.

- Merci docteur, combien je vous dois ?

 

 

Dieu nous parle ! Dieu nous écoute !

Écouter, c’est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un. Mais avant de se parler, il faut se saluer. Les Juifs, les Arabes se souhaitent la Paix : ‘’ Shalom, Salam Alekoum’’, la Paix soit avec Toi. Nous, nous disons : ‘’Salut’’, n’est-ce  pas le plus beau des souhaits ?
Dieu continue de venir nous saluer comme il est venu à Nazareth saluer Marie par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel : Marie a écouté.

Écouter c’est commencer par se taire

Dans l’ancien Testament, Dieu, de tous temps, a parlé à des hommes : Abraham, Moïse, Jacob ; Isaïe… et ils ont écouté.

Les Évangélistes nous l’ont rapporté : Jésus a parlé aux hommes de Galilée, de Samarie, de Jérusalem et de bien d’autres lieux… Dimanche, dans l’évangile de Luc, Jésus parlera à deux disciples sur la route d’Emmaüs. Il  les a laissés parler. Il a écouté.

Écouter c’est commencer par se taire
                    Les laisser parler, s’exprimer, verbaliser leurs questions, leurs doutes, c’était leur donner de l’attention, du temps, une présence affectueuse. C’était également les comprendre : ce dont ils parlaient avait de l’importance. C’était un accompagnement.
Écouter c’est prendre un chemin où nous pourrons petit à petit, au fur et à mesure des dialogues, découvrir le cœur et l’âme de l’autre ( le dialogue de Jésus et de la samaritaine à méditer).
Chaque fois que nous ouvrons la Bible, nous parlons à Dieu, que ce soit pour prier ou lui confier nos joies ou nos peines. Chaque fois que nous prenons le temps d’écouter un frère, une sœur ou que nous prenons le temps de discerner les appels de Dieu, nous faisons l’expérience d’exister pour Dieu.

Savoir écouter, être écouté, c’est la plus belle façon de se révéler à soi-même!

 

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