Éditorial
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« Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis »

Date: 24 juin 2018

feuille secteur n°892 2018-06-24

Is 49,1-6 ; Ps 138 (139) ; Ac 13,22-26 ; Lc 1,57-66.80

24 juin. La fête de Jean le Baptiste. Le solstice d’été, le début de l’été. La fin de l’année scolaire et universitaire. Le temps des moissons qui approche.

C’est aussi le temps des examens et des concours pour les collégiens, les lycéens et les étudiants. Temps où des avenirs se dessinent, où des avenirs se décident, où il faut faire des choix. Premier vrai choix d’adulte pour beaucoup. À quoi suis-je destiné ? Vers quoi vais-je orienter ma vie ? Quel chemin vais-je prendre ? Quel chemin ne vais-je pas prendre ? Choisir, c’est aussi renoncer.

Tout le monde n’est pas appelé à avoir la vie de Jean-Baptiste. Cependant, il y a en chacun de nous cette part de Jean-Baptiste qui annonce la venue du Seigneur, car c’est l’événement important pour notre monde. Il y a aussi en chacun de nous cette part de Jean-Baptiste qui accepte son destin particulier, à nul autre pareil.
Nous avons tous un destin particulier, à nul autre pareil qu’il nous faut découvrir, accepter, vivre et mettre en œuvre. Le psaume 138 nous le rappelle : « Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! […] Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis. » Faire un choix d’orientation, c’est accepter d’être un être étonnant, particulier, à nul autre pareil. De cette acceptation naît l’apaisement et la sérénité.

En cette fin d’année, des nouvelles orientations sont prises, des mouvements se mettent en place, des annonces sont faites qui impacteront la vie de nos communautés. C’est le cas bien sûr des départs, des arrivées, des changements de responsabilité des prêtres de notre secteur, de responsabilités nouvelles confiées à telle personne ou à tel groupe.

Là aussi, il nous faut accepter d’être un être étonnant, particulier, à nul autre pareil. De cette acceptation naît l’apaisement et la sérénité … c’est déjà le règne de Dieu.

Hubert THOREY, diacre